Papiers peints et intissés
Pose traditionnelle ou intissé encollé au mur. L'intissé tolère les supports imparfaits et se retire à sec.
Corps de métier 04
Papiers peints et intissés, toiles de verre, revêtements muraux techniques, sols souples PVC et dalles textiles. Ragréage et préparation des supports compris, du plateau de bureaux au local recevant du public.
Prestations
Sous ce terme se cachent deux métiers voisins mais distincts : habiller un mur et habiller un sol. Les contraintes ne sont pas les mêmes : l'un subit les regards et l'humidité, l'autre le passage et les charges.
Pose traditionnelle ou intissé encollé au mur. L'intissé tolère les supports imparfaits et se retire à sec.
Trame de verre marouflée puis mise en peinture. Elle masque les microfissures et résiste aux chocs dans les couloirs.
PVC mural en lés, lessivable et soudé aux joints. Étanche et désinfectable : cuisines professionnelles, locaux de santé.
Lés soudés ou lames et dalles à coller. Confort acoustique, entretien simple, remplacement dalle par dalle.
Dalles plombantes ou pose collée. Elles absorbent la réverbération d'un open space, et une dalle tachée se remplace individuellement.
Mesure de l'humidité, primaire, ragréage autolissant, traitement des fissures. Le poste qui détermine la tenue du sol.
Contexte antillais
Tout revêtement collé repose sur une condition : un support sec, qui le reste. En Guadeloupe, cette condition fait souvent défaut, et c'est presque toujours l'origine des décollements.
Une dalle neuve met des semaines à sécher, et davantage sous notre hygrométrie. Un sol souple collé trop tôt cloque, se décolle ou laisse remonter des auréoles. Nous mesurons le taux d'humidité résiduelle avant de coller et, quand la dalle ne peut pas attendre, nous posons une barrière anti-humidité. Reporter un collage coûte moins cher que de reposer 200 m².
Dans un local non climatisé, un mur reste humide et un papier traditionnel se décolle par les lés. L'intissé, posé avec une colle adaptée sur un mur sain et traité, tient nettement mieux. Si le mur présente des traces de moisissure, nous le traitons d'abord : un papier posé dessus les nourrit, et elles réapparaissent au bout de quelques mois.
Un revêtement mural étanche posé sur un mur humide enferme le problème au lieu de le régler : l'humidité ne s'évacue plus et les moisissures se développent à l'abri des regards, jusqu'à l'apparition d'odeurs ou de taches. Sur les murs exposés (pignon nord, mur enterré, local mal ventilé), nous traitons le support et préconisons des systèmes qui laissent respirer le mur.
Autour d'une piscine, dans une cuisine professionnelle ou dans un sanitaire collectif, un sol qui devient glissant une fois mouillé est un risque réel, et un enjeu de responsabilité. Nous choisissons les revêtements selon leur classement d'usage et leur adhérence, et nous traitons les relevés en plinthe pour que le lavage à grande eau ne passe pas dessous.
Méthode
Sur un chantier de revêtement, la pose est la phase la plus courte. Ce qui la précède détermine tout le reste :
Réalisations
Déroulé
Humidité résiduelle de la dalle, planéité, adhérence de l'existant. Un chiffre, pas une impression : c'est lui qui autorise le collage.
Retrait de l'ancien revêtement et de la colle résiduelle, fongicide sur les murs atteints, reprise des fissures et des épaufrures.
Primaire d'accrochage puis ragréage autolissant. Le temps de durcissement est incompressible : ce poste commande tout le reste du planning.
Calepinage respecté, lés ou dalles posés, joints soudés à chaud en local humide, plinthes et seuils. Consignes d'entretien à la remise.
Questions fréquentes
Oui, à trois conditions : un mur sain et sec, un intissé plutôt qu'un papier traditionnel, et une colle adaptée. Dans un local climatisé, la tenue est excellente. Dans un local ouvert et humide, l'intissé reste le bon choix, mais le support exige une vigilance accrue.
L'échec est systématique lorsqu'un papier est posé sur un mur qui présente déjà des traces de moisissure ou une humidité non traitée : les lés se décollent par les bords en quelques mois.
Oui, c'est même très courant en rénovation, et cela évite une dépose bruyante et coûteuse. Le carrelage doit être bien adhérent (les carreaux creux sont repérés au sondage) ; un primaire d'accrochage et un ragréage sont ensuite appliqués pour effacer les joints. Sans ragréage, le dessin des joints finit par apparaître en relief à travers le revêtement.
La seule contrainte réelle est la hauteur : le sol gagne quelques millimètres, ce qui peut imposer de raboter le bas des portes.
Cela se mesure, cela ne s'estime pas à l'œil. Nous contrôlons le taux d'humidité résiduelle du support avant tout collage. Une dalle qui paraît sèche en surface peut encore contenir beaucoup d'eau en profondeur, surtout sous notre hygrométrie.
Si la valeur est trop élevée et que le planning ne permet pas d'attendre, il existe des barrières anti-humidité à appliquer sur la dalle. C'est un poste supplémentaire, mais infiniment moins coûteux qu'une repose complète six mois plus tard.
Du PVC en lés, soudé à chaud aux joints, avec remontées en plinthe : le sol devient une cuve étanche que l'on peut laver à grande eau sans que rien ne passe dessous. Aux murs, un revêtement PVC mural lessivable, soudé lui aussi.
La version antidérapante se choisit ensuite selon la zone : les abords de plonge et de cuisson n'ont pas les mêmes exigences qu'une réserve.
En bureau climatisé, oui : les dalles textiles apportent un vrai confort acoustique dans un open space, et une dalle abîmée se remplace individuellement. C'est une solution que nous posons régulièrement en tertiaire.
En local non climatisé et humide, nous la déconseillons fermement. La moquette retient l'humidité, se charge en poussière et devient un terrain favorable aux acariens et aux moisissures. Mieux vaut un sol souple, plus simple à entretenir sous ce climat.
Pour 150 à 250 m², comptez généralement une semaine à dix jours : dépose de l'existant, préparation, ragréage avec son séchage, puis pose et finitions. Le ragréage est le poste qui commande le planning : il ne se marche pas avant durcissement complet.
Nous travaillons régulièrement par zones, pour qu'une partie du plateau reste utilisable pendant que l'autre est en travaux.
Métiers complémentaires
Un chantier de second œuvre se limite rarement à un seul lot. Voici les trois métiers que nous associons le plus souvent à celui-ci, tous réalisés par nos propres équipes.
Murs ou sols, surface, nature du support actuel : dites-nous l'essentiel. Nous examinons l'état du support sur place, puis chiffrons poste par poste.